11.07.2017

Les 3 films de Hlm sur cour(t) à travers l’œil de la réalisatrice Dominique Cabrera

La présidente du jury 2017 de Hlm sur cour(t) revient sur les trois courts-métrages qui étaient en compétition cette année. Suspense, poésie et humour étaient au rendez-vous !

Organisé dans le cadre de la Semaine nationale des Hlm, le concours Hlm sur cour(t) accompagne chaque année la réalisation de 3 courts-métrages portant une vision positive des Hlm et de leurs habitants. Il permet chaque année de révéler les talents du cinéma français. Pour Dominique Cabrera, « ce concours met en lumière un manque et une richesse. La vie dans les Hlm est en effet rarement représentée au cinéma ou à la télévision. Les trois cinéastes nous font partager avec talent leurs visions de ces lieux de la vie de tant de nos concitoyens. Leurs films sont tissés des histoires singulières et surprenantes des habitants des quartiers populaires avec qui on voudrait rester longtemps. » La réalisatrice et documentariste a elle-même posé sa caméra au sein des quartiers au fil de ses oeuvres (lire le portrait de Dominique Cabrera).

"Vis-à-vis", de Frédéric Zamochnikoff  
Mention spéciale du jury pour l'interprétation
"Le jury a apprécié l'intensité de l'interprétation et des situations de ce film poignant. Nous sommes dans la peau et dans les yeux d'un homme ordinaire, d'une jeune fille perdue et d'une mère qui n'a rien vu. Conduits de surprises en surprises avec une grande économie de moyens, d'une fenêtre à l'autre, d'une allée à une porte, d'un bus à un marché, c'est à travers la rencontre et la parole que nous voyons se tisser une issue pour que sortent peut-être de la solitude et de l'échec trois personnages extraordinaires."

 

"Contemplation", de Catherine Gazères  
Mention spéciale du jury pour l'originalité 
"Le jury a apprécié l'ambition de ce film rare qui s'attache à regarder avec attention et tendresse les détails de la vie quotidienne, les entrées et sorties des habitants d'un Hlm. De l'interphone sortent des voix et parfois des vers. Est-ce Victor Hugo qui nous parle sur le seuil ? Il s'agit ici de poésie et de rêverie, de regrets et d'élans, de regards et de croisements. La vie est là, simple et tranquille."

 

"Gardiennes", de Adeline Picault 
Grand prix du jury
"Le jury a particuliererment apprécié la vérité et la vitalité des interprétes, l'humour fleuri des dialogues de ce film qui nous fait partager la première fois d'une ado qui attend avec sa meilleure amie sur les marches d'un Hlm que quelque chose advienne. Gardiennes ou reines, la route s'ouvre enfin pour elles...."