29.05.2017

"Dans ce film, la résidence Hlm est un personnage à part entière"

La réalisatrice Catherine Gazères pose un regard poétique et sensible sur l’habitat collectif à travers son court-métrage "Contemplation", en lice pour "Hlm sur cour(t)". Entretien avec cette graphiste de formation, vidéaste et passionnée de photographie.

Comment avez-vous été amenée à participer au concours Hlm sur cour(t) ?

J’observe Hlm sur cour(t) depuis quelques années par le biais de la Maison du Film Court (ndlr : en charge de l’accompagnement artistique du concours). J’ai toujours considéré la démarche bienveillante et ouverte à la créativité. Le concours étant devenu un véritable tremplin pour les réalisateurs, j’ai eu envie d’y participer à mon tour.

Pourquoi vous semble-t-il important de parler du logement social en tant que réalisatrice ?

Comme beaucoup de Français cette année, j’ai été très sensible aux sujets politiques et de société. Par le biais du logement social, on peut aborder des thèmes qui me semblent particulièrement signifiants aujourd'hui. J’avais envie de m’engager. C’est aussi une des raisons pour laquelle j’ai présenté le concours.

Que souhaitez-vous montrer au spectateur avec "Contemplation" ?

À travers la narration peu classique du film, je voulais confronter des éléments de la vie quotidienne à des éléments artistiques. Ce prisme, je l’espère, va donner envie aux spectateurs de réfléchir à certains sujets. Je ne souhaitais pas leur imposer d’interprétation, seulement leur donner des éléments de réflexion.

Comment s’est déroulé le tournage au sein de la résidence Hlm ?

Très bien ! Nous avons fait la rencontre d’habitants qui se sont investis et qui ont accepté de travailler avec nous. Ce fut un véritable plaisir de tourner au sein de cette résidence. Elle représentait par ailleurs quelque chose de spécial pour moi. Je suis souvent passée devant et son architecture a toujours attiré mon attention. Cela me semblait être le lieu idéal pour tourner et cela s'est avéré juste. La résidence Hlm a été un personnage à part entière dans ce film.

Votre regard sur le logement social a-t-il évolué depuis le tournage ?

Je n’ai jamais vécu dans un logement social alors j’en avais une idée assez abstraite. Mais les habitants que j’ai rencontrés et avec qui j’ai travaillé m’ont donné des pistes de réflexion sur le vivre-ensemble. C’était une expérience très enrichissante.